Selon des données obtenues par le journal Al3omk, le projet de liaison ferroviaire entre Oujda, Berkane et Nador, prolongé vers Saidia, figure parmi les grands chantiers prévus pour développer les transports dans la région de l'Oriental.
Son investissement global atteint environ 18,628 milliards de dirhams pour une longueur d'environ 142 kilomètres.
L'objectif est de renforcer les liens entre les centres urbains et économiques, d'améliorer les déplacements des voyageurs et le transport de marchandises, et d'étendre le réseau ferroviaire à des zones agricoles, touristiques et logistiques.
La conception technique prévoit une ligne double et électrifiée destinée aux voyageurs et au fret, avec une vitesse de 160 km/h pour les trains de voyageurs et de 80 km/h pour les trains de marchandises, ainsi que des gares dans les principaux centres urbains traversés.
Le projet comprend deux tronçons : un corridor sud reliant Oujda à Nador via Berkane sur environ 116 kilomètres pour 14,935 milliards de dirhams, et un tronçon reliant Berkane à Saidia sur près de 26 kilomètres pour 3,693 milliards de dirhams.
Le tracé sud traverse Selouane, El Aroui, Zaio, Aklim, Boughriba, Berkane, Fezouane, Ahfir, Aghbal et Beni Drar jusqu'à Oujda, avec des points de raccordement au réseau existant via les axes Taourirt-Nador et Oujda-Taourirt, et des ajustements pour rapprocher la ligne d'Aklim, desservir Boughriba et créer une gare multimodale à Berkane.
Le relief impose environ 6,52 kilomètres de tunnels et 30 kilomètres de viaducs, avec le franchissement des oueds Moulouya, Zegzel, Tamdempt, Ourtas et Bou Naim et des canaux d'irrigation.
La réalisation de ces ouvrages est estimée à six ans, auxquels s'ajoutent 18 à 24 mois de développement du projet.
Le tronçon de Saidia vise à relier la ville côtière à Berkane et à desservir le pôle agricole de Madagh, avec une mise à jour de l'emplacement de la gare proposée.
Les estimations évoquent un impact sur 166 hectares dans les périmètres irrigués et 434 hectares hors périmètres pour le corridor sud, contre 513 et 67 hectares pour le second, le tracé sud présentant un avantage économique et social, notamment pour l'accès à l'aéroport Oujda-Angad.