Le procès d'un couple marocain s'est ouvert le lundi 2 novembre devant la cour d'assises de Blois, en France, dans l'affaire de la mort de leur fille Inas Toloba, dont le corps avait été retrouvé en 1987 près de l'autoroute A10, dans le Loir-et-Cher, rapporte Driouch City.
L'enfant n'avait pas plus de quatre ans au moment des faits.
Son identité est restée inconnue du grand public et des services de sécurité français pendant plus de trois décennies, les médias la surnommant alors la petite fille de l'autoroute A10.
Ce n'est qu'en 2018 que les techniques modernes et l'analyse ADN ont permis de résoudre l'affaire et d'identifier la victime, ce qui a conduit à l'interpellation de membres de sa famille.
La mère, âgée de 72 ans, comparaît pour des faits de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur une mineure.
Le père, âgé de 74 ans, est poursuivi pour complicité, non-dénonciation de crime et facilitation de son commission.
Cette affaire revêt une importance particulière pour la communauté marocaine de France, où elle a longtemps alimenté le débat public.
Les audiences doivent se poursuivre jusqu'au 18 novembre.
Les deux accusés restent présumés innocents jusqu'au verdict définitif.